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  Ce texte n'est pas pour être publié ou affiché il est fait pour chacun d'entre vous intimement,peu importe de savoir qui l'a écrit l'important est ce que cela vous apporte.

 

Je dédie ce petit essai à tous mes proches sans qui je ne serai rien.

Vous m'avez portés par votre amour et je vous en remercie du plus profond de mon âme.

 

A ma bien-aimée qui fait de ma vie un enchantement...

 

 


 

Tout ce que vous allez lire est maladroit et incomplet.

Ce petit fascicule n'est destiné ni aux profanes ni aux initiés, il n'est accessible qu'à la profondeur de vous-même.

Il ne s'adresse qu'à la partie réflective de vous-même, en d'autres termes au contraire de ce que vous pensez être.

Enfin, dites-vous bien que mes propos ne sont que bienveillants et remplis d'un amour incommensurable, pour tous les êtres et toutes les vies.

Pardonnez mon imperfection et mes maladresses.

Je ne saurai me poser en donneur de leçons bien au contraire.

Je traverse avec vous les affres de la vie.

Les mots choisis ne sont que des cris d'amour, rien d'autre.

Ainsi soit-il.

 

 

 

 

 

                                                      LA PORTE DE SOI

 

 

 

Cette porte est étroite, elle amène chaque être humain à la connaissance de soi.

Se connaitre soi est la seule voie possible pour tout un chacun, se connaitre soi c'est vivre vraiment.

Il n'existe aucune autre porte qui puisse mener à une meilleure compréhension de la vie.

Nous avons en nous le code d'ouverture de cette porte.

Ce code est enfoui au plus profond de nous-mêmes sous un amoncellement de détritus chimiques, organiques, biologiques, physiques, émotionnels, spirituels et culturels.

C'est pourquoi la porte de soi n'est pas si évidente à ouvrir.

Rares sont les personnes conscientes de cette réalité.

Peu de gens décèlent même la seule possibilité d'une telle ouverture.

Or, ouvrir la porte de soi, c'est s'ouvrir à soi-même et au monde, c'est emprunter l'issue toute proche de sa propre réflexion.

La porte de soi est l'image réflective de sa propre réalité.

 

 

 


 

 



 

Il conviendrait de débuter ces quelques lignes par l'explication détaillée du processus qui mène à la connaissance de soi et surtout le but réel d'une telle démarche.

Cependant, l'objectif n'est pas le pourquoi, ni le comment, mais bien définitivement l'être.

Être soi-même suffit à comprendre le pourquoi, le comment de la vie.

 

Il existe une porte qui mène à soi-même.

Ainsi soit-il.

Le but de cette lecture est donc de vous montrer la porte.

A chacun de la voir, à chacun de la reconnaitre, à chacun de vouloir l'ouvrir, à chacun d'entrer par cette minuscule brèche afin d'y découvrir l'immensité de la vie.

 

Pour arriver à déceler cette porte, il faut être conscient de vivre, il faut se reconnaître pleinement comme un être vivant dans un océan de vie, baignant dans une multitude équilibrée, soutenue par des éléments extérieurs plus internes qu'ils n'y paraissent.

Reconnaître la porte c'est s'accepter soi comme élément singulier interdépendant d'une variété infinie de possibilités et de vies, en étant soi par les autres et pour les autres.

Car être soi sans les autres et sans les servir constitue l'élément essentiel de la non-vie.

C'est pourquoi être soi, c'est vivre.

Etre soi est la clé, la porte est le franchissement, l'autre côté de la porte c'est la vie.

Il n'y a de vie que si la porte est ouverte, une fois entré, alors, on découvre la chambre de l'universalité.

La clé, c'est à dire soi, est unique et singulière, il n'existe aucune autre clé identique, ni aucun double de clés.

Autrement dit vous êtes la seule combinaison possible d'accès à votre propre vie.

 

Chacun de nous porte en lui sa propre clé, autant dire sa propre façon d'ouvrir la porte de la vie.

Il n'y a aucun chemin prédéterminé qui puisse mener à la découverte de sa propre clé, de son soi-même.

Le libre arbitre nous mène où nous voulons, où nous pouvons aller.

Ceux qui ne sont pas conscients d'une telle clé le seront tôt ou tard, dans cette vie ou dans une autre.

Mais au final nous aurons tous la clé à combinaison unique ou devrai-je dire plutôt à cran unique.

Car il faut du cran pour découvrir une telle clé.

Se connaitre soi demande un effort d'abnégation important, on s'imagine bien des choses sur nous-mêmes qui ne sont absolument pas fondées.

On s'aperçoit vite que tout ce qui fait de nous un être social avec des idées, des comportements, des émotions, n'est autre qu'un semblant de nous-mêmes, un état de marionnette portée par la force créatrice de la vie.

Alors nous ne sommes qu'une machine appliquant mécaniquement des attributs innés, combinant la structure physique de la vie, et nous mourrons, en tout cas, nous quittons notre enveloppe physique sans avoir jamais été, à aucun moment, maître de notre destinée.

Se découvrir soi c'est être conscient de notre pleine capacité à pouvoir décider d'être ce que l'on veut, de la façon que l'on veut, pour aboutir au final à la compréhension de sa propre existence et du monde qui nous entoure.

Alors vous aurez votre propre réponse, elle sera unique.

Et lorsque vous aurez touché le but, car vous ne l'atteindrez jamais en tant qu'homme, vous vous apercevrez que vous êtes le tout universel.

C'est cela se découvrir soi, apprendre à se connaître.

C'est trouver qui je suis par moi-même, chercher au fond de moi la personne que je suis vraiment.

 

Malheureusement, être conscient de l'utilité de se connaitre dépend de votre seul bon vouloir et se trouver soi ne suffit pas.

Encore faut-il gommer tout ce qui nous renvoie hors de nous-mêmes, affronter sa médiocrité intime ou bien ouvrir son esprit à d'autres possibles.

"[...] ce qui nous renvoie hors de nous-mêmes [...]", je veux dire par là que nous sommes enclins à préférer le confort de nos vies d'hommes, la facilité de nos repères, le refus de nous extraire d'un monde qui nous assiste et qui nous dicte des lois et des comportements, des mœurs et des cultures. Car il est plus facile d'obéir à des codes établis que de se creuser un peu les méninges pour mener sa propre existence.

Un exemple très simple :

Qui de vous ou de votre entourage, du jour au lendemain, ou bien même en prenant le temps de se préparer, seraient capables de quitter son travail.

La réponse est simple, il n'y aurait pas grand monde. Et cela parait tout à fait normal : sans travail, pas d'argent et sans argent pas de vie possible. Voilà le schéma général de pensée.

Donc tout ce qui pourrait nous sortir d'un ordre établi traditionnel, combinant "travail- mariage-enfant-maison", n'est que pure utopie ou refus instinctif des possibilités d'une autre alternative de vie. Sortis du contexte général, du moule, on prend peur, on ne se sent pas capable de vivre une autre vie que celle proposée et c'est là qu'on commence à se mentir à soi-même. On fait plaisir à ses parents, à ses amis, au monde qui nous entoure, on se fond dans la masse et on en finit par s'oublier soi-même. On laisse sa personnalité en pâture au gré des orientations extérieures d'une société qui nous standardise.

Un dernier exemple qui va faire grincer des dents :

Ne dit-on pas avec force et conviction que le but de la vie est de faire des enfants. Vous conviendrez avec moi que cette loi est le pilier de nos aspirations. Soit.

Mais réduire la vie à ce simple projet est identique à dire : " Le but d'un constructeur automobile est de fabriquer des 2 CV ".

Voyez-vous l'absurdité d'une telle obsession ?

Bien entendu, je le précise au cas où, je ne dis pas qu'il ne faut pas avoir d'enfants, simplement, et entendez-moi si vous le voulez, la vie est bien plus riche que la clé que vous avez choisie : "travail-mariage-enfant-maison".

La vie propose un trousseau bien plus riche où la première de ses clés est le fameux : "Connais-toi toi-même".

Je vous certifie que si chacun de nous avait appris à se connaître, les trajectoires de toutes les vies auraient été bien différentes.

 

Une fois convaincu de la nécessité de vous connaître vous-même, car il n'y a que vous qui puissiez faire un tel choix, vous aurez à cœur de commencer un travail de purification.

Je m'explique.

Quand vous aurez accepté et découvert la porte de vous-même, vous serez instinctivement amenés à refuser de vous voir tels que vous êtes vraiment. Pensez que vous avez passés des années à donner une image de vous qui est loin d'être la bonne...

Vous aurez ainsi tendance à embellir votre jugement de vous-même et conclurez : "Je ne fais de mal à personne", "je suis gentils et bienveillant", "je suis une personne franche", "je travaille mieux que les autres", etc... Bref, vous n'allez voir quasiment que vos supposées qualités.

Mais se connaître soi ne peut pas se borner à de si simples et erronées affirmations.

Cela n'aurait aucun sens de se suffire d'un vernis, d'une impression de soi. Nous le voyons tous les jours, tout le monde autour de nous se voit beau, intelligent, courtois, pédagogue, sensible, jovial, mais lorsque nous grattons le vernis de l'image qui nous est renvoyée, on s'aperçoit vite que la personne n'a rien à voir avec ce qu'elle prétend être. Nous sommes sûrs de nous alors que nous ne nous connaissons pas. Le monde est tel qu'il est à cause de comportements issus d'une fausse image que nous avons de nous-mêmes.

 

Se connaître soi est une priorité vitale où il faut être capable de voir et reconnaître ses défauts.

Amusez-vous à faire une liste, à moins d'avoir du temps, sinon rapidement, deux minutes, pas plus, de vos qualités et de vos défauts, jouez le jeu, faites-le.

Et bien, si vous êtes sincères, vous aurez plus de facilité à trouver vos qualités que vos défauts. Etonnant non ?

 

A moins d'être totalement déconnecté ou bien de vivre comme un simple automate qui ne se pose jamais de questions, vous savez tous à peu près reconnaître vos bonnes œuvres et vos mauvais sentiments.

Pour améliorer vos douces gentillesses, attachez-vous à les appliquer tous les jours. Au besoin, faites un geste aimant, au moins une fois par jour. Entretenez cela sans jamais vous relâcher. Dites "je t'aime", si vous ne le faites jamais, apprenez à le dire autour de vous. Vous verrez, à moins d'être fermé comme une huitre, cela fait grand bien.

Forcement, il y a mille et une façons de le dire. Un sourire suffit, un regard tendre, une attention particulière, une accolade, un service. Mais de grâce, faites-le toujours avec envie et sincérité, dans le cas contraire abstenez-vous, çà viendra bien un jour...

Il n'y a aucune autre preuve d'amour que d'être au service de son prochain.

Aimer c'est servir.

Servir c'est être humble.

Etre humble c'est respecter son prochain.

Respecter c'est aimer.

Je laisse la place à votre imagination, à votre créativité, à votre sensibilité pour trouver en chacun de vous la manière la plus adaptée d'offrir votre amour. Et cela toujours dans le respect de l'autre.

Aimez toujours plus, aimez votre prochain comme vous-même.

Servez et vous serez servis, aimez et vous serez aimés.

 

On ne reçoit pas d'amour sans don d'amour.

Ainsi soit-il.

 

Maintenant, nous allons nous attarder sur la perception de nos défauts et sur la façon dont nous pouvons les considérer comme éléments d'évolution de notre conscience, enfin, comment les chasser définitivement pour améliorer notre quotidien et notre rapport entre nous-mêmes et le monde qui nous entoure.

 

Un point essentiel avant toutes choses est de comprendre qu'il n'y a pas de reconnaissance de nos propres défauts sans l'avis extérieur, sans l'aide d'une tierce personne capable de nous dire la vérité sur la façon dont nous nous comportons.

Il faut choisir une personne de confiance, quelqu'un qui vous connait bien et préparez-vous.

Prenez un après-midi ensoleillé par exemple, où vous ne serez dérangé par personne, coupez vos portables et partez avec un ami(e), un parent, et retrouvez-vous en pleine nature, au milieu d'un joli bosquet, d'une garrigue accueillante, un bord de plage ou un quelconque endroit qui puisse vous sortir de votre quotidien.

Lorsque vous serez dans cet endroit extraordinaire, attendez-vous à vivre un moment extraordinaire. Dites-vous bien que cet instant de vie est pour vous une chance unique de pouvoir enfin pénétrer à l'intérieur de vous-même et qu'il n'y a rien de plus précieux que d'entendre enfin la vérité sur soi.

Vous comprendrez plus tard l'importance d'une telle démarche...

Evitez dès cet instant de vous cacher derrière de faux semblants, soyez honnêtes et francs, il en va de votre réussite.

Soyez humble et aimant car cet exercice va réveiller votre susceptibilité et vous essaierez de vous justifier.

Laissez simplement votre ami vous éveiller à vous-même. Permettez-le-lui.

Lorsque vous êtes prêt dites-lui cette phrase ou une autre de votre cru, peu importe :

" Cher bien-aimé, je t'ai choisi toi pour me dire qui je suis, je souhaite par ta franchise connaître tous les travers de ma personnalité. Va jusqu'au bout de l'indicible, je t'en prie, dis-moi tout ce que tu ne pourrais pas dire en temps normal. Sois en confiance, je ne rentrerai pas en conflit avec toi car c'est sur ma demande que tu es présent aujourd'hui. Je te remercie d'avance pour le cadeau que tu me fais de bien vouloir surpasser ta propre difficulté à me dire la vérité. Je souhaite que notre amour (ou amitié) soit renforcé après toutes les révélations que tu auras daignées me faire. Sois toi-même, parle avec ton cœur, je te donne le plein pouvoir de révéler l'être que tu perçois devant toi. Aide-moi à me comprendre, par tes paroles je verrai enfin ce qui de moi fait défaut. Ne me ménages pas, il en va de ma propre vérité. Ainsi soit-il. ".

Et là, n'oubliez pas, soyez humble, laissez votre tendre prochain vous révéler. Si vous le souhaitez, préparez déjà sur une feuille les défauts que vous percevez en vous, tendez-lui la feuille et dites-lui de commenter la liste.

Cet ami ou ce parent qui vous assiste doit être sincère, sinon il faudra recommencer.

Allez au bout du bout, dites lui qu'il cherche les moindres détails. Tout cela peut être fait en plusieurs fois bien entendu, surtout pour les plus susceptibles d'entre vous.

Mais vous verrez, cela transformera votre vie, tôt ou tard.

 

Inutile de vous dire que tout ceci n'est pas à suivre à la lettre, il convient de l'adapter en fonction de votre propre personnalité et de votre entourage. Le but est juste de vous montrer la porte, à vous de créer la manière d'arpenter le chemin.

Si vous n'avez personne autour de vous qui puisse vous aider, bornez-vous à travailler les défauts que vous pensez avoir pour les atténuer et au mieux les effacer.

Parfois un défaut peut prendre un temps énorme à corriger. Mais le temps et le résultat importe peu. Le plus important est déjà de bien vouloir en être conscient et de se forger l'assiduité convenable pour l'éradication des mauvais gestes ou sentiments.

De toute façon, dans tous les cas, prenez toujours le temps de la réflexion, prenez du recul face à tout ce qui vous est dit, triez. Vous pouvez commencer par ce qui vous parait le plus facile à gérer, remettez à plus tard ce qui vous semble insurmontable.

Faites tout petit à petit, c'est le seul moyen efficace d'arriver à vos fins.

Malgré les apparences, le temps joue en votre faveur, il n'y a que le temps qui puisse vous permettre d'améliorer votre être, vous avez toute la vie devant vous pour vous bonifier, il n'est jamais trop tard.

 

Voilà la première épreuve est passée, vous vous retrouvez face à vous-même, enfin, pour une fois dans votre vie, vous commencez à voir qui vous êtes vraiment. La plupart du temps on ne sait d'ailleurs pas par quel bout entamer notre action de purification. Le mot est fort, je sais, il renvoie à des connotations religieuses, mais cela n'est pas. Vous savez tous, mes bien-aimés, vous, qui commencez à me connaître, que la religion est bien loin de mes préoccupations. Je vous ai dit souvent et le redis encore aujourd'hui, la seule religion possible est la religion du cœur, rien d'autre.

Celui qui trouve son cœur, trouve la voie de la vie.

Donc, si votre travail est correctement assimilé et si votre humilité daigne poindre le bout de son nez, vous allez vite vous trouver curieux, manipulateur, jaloux, agressif, faible, fort enfin je vous rassure, vous êtes ce que nous sommes tous, des êtres imparfaits.

Et sachant cela, il ne suffit pas de s'en contenter, mais d'au contraire tout faire pour vous améliorer, et donc de transformer votre quotidien en un espace vital plus proche de votre personnalité, plus épanouissant.

Certains pourraient se réconforter en disant : "Ben oui, personne n'est parfait, c'est la vie, c'est comme çà, on fait avec, je vais pas me prendre le choux avec tout çà !".

Pardon pour ma franchise mais cette réaction serait bien pauvre face aux possibilités infinies de votre personnalité, de votre être profond.

Vous n'imaginez pas les capacités qui sommeillent en vous et qui ne demandent qu'une chose : se réaliser enfin.

La plupart d'entre nous croulent sous la peur du regard de l'autre et vivent en dessous du seuil de pauvreté de leur existence. Ils n'osent pas montrer qui ils sont vraiment, ils ne donnent qu'une image d'eux-mêmes pour paraître beau, intelligent etc... Mais leur vraie beauté, leur vraie intelligence ne sont jamais mises en avant puisque ces êtres ne se connaissent pas.

 

Donc si vous décidez vaillamment de changer en vous ce qui fait de votre vie une succession de comportements mécaniques, alors vous commencerez à entrevoir les joies de la libération.

Car corriger ses défauts ne veut pas dire devenir un saint homme, quoique l'idée n'est pas totalement dépourvu de charme, mais bel et bien de prendre le contrôle de ses actes, de goûter aux plaisirs du libre-arbitre responsable et édificateur.

Vous deviendrez maîtres de vos mots, de vos maux, de vos habitudes, de vos comportements irréfléchis et ce qui paraissait autrefois anodin ou inutile deviendra vite essentiel à vos vies.

Et oui, la connaissance de soi élève notre conscience, notre capacité à entrevoir l'infime détail qui à son tour décuple notre responsabilité d'être humain.

Vous êtes-vous déjà demandé ce que vous faisiez là, quel était le but de votre vie, l'idéal que vous vous étiez fixé et pourquoi toutes les actions passées se sont imposées à vous.

Hélas, vous verrez, en approfondissant, que tous vos choix n'ont été dictés que par des hasards, des circonstances, des opportunités, autant de choses qui se sont offertes à vous sans que vous ne compreniez pourquoi vous avez décidé de les suivre.

Pourquoi avez-vous choisi ? Avez-vous entrepris par réelle envie ou avez-vous accepté les évènements parce-que simplement ils se présentaient à vous ? Et vous faites de votre mieux pour gérer tout çà allant de regrets en désillusions.

Oh, je sais bien que vous allez me contredire, et penser que vous avez mené votre vie comme vous l'entendiez, croyez-moi, je vous le souhaite du fond du cœur, mais malheureusement, pour la majorité d'entre vous, vous n'avez fait que subir les choix qui se sont imposés à vous au gré des circonstances et des rencontres.

Rassurez-vous la vie que vous menez est digne d'être vécue, il n'y a aucune vérité absolue, et je me garderai bien d'en dénoncer la moindre des réalisations. Là n'est pas mon propos.

J'essaie simplement de vous montrer qu'il est possible de ne pas obtempérer sous l'impulsion aléatoire de la destinée humaine.

Si je précise un peu, rares sont ceux qui ont pris les rennes de leur vie d'emblée, rares sont ceux qui n'ont pas subits les évènements de leur vie.

En tout cas la majorité d'entre nous a suivi des codes bien établis où réussite, argent et compétition priment sur toute autre orientation.

Encore une fois je ne jette la pierre sur personne, vous l'aurez compris, nous nous débattons tous à vivre comme nous le pouvons.

Mais réfléchissez-bien, vos vies ne sont-elles pas de simples schémas reproduits sempiternellement au fil des siècles par l'ensemble de l'humanité ?

Qu'avons-nous changé depuis la nuit des temps ?

Rien absolument rien. Tout recommence, sous d'autres formes, d'autres projets, et tout reste identique, nous avons les mêmes problèmes, les mêmes préoccupations.

L'argent, le pouvoir, la sexualité gèrent le monde depuis des temps immémoriaux.

Faut-il se résigner à cette médiocrité ?

N'y-a-t-il rien d'autre à voir ?

Ne sommes-nous pas plus créatifs que cela ?

L'homme invente et réinvente le matériel à l'infini mais ne pense même pas à remodeler sa vie. Pourquoi l'homme ne s'autorise pas d'autres conditions d'existence plus dignes et plus évoluées ?

Pourquoi l'homme subit-il autant de déconvenues ?

Parce-que chacun d'entre eux ne se connait pas lui-même.

Si chaque homme sur cette planète ne fait pas l'effort de se connaitre lui-même, il n'est pas difficile de comprendre que tous les évènements existants ou ayant existés se reproduiront à l'infini.

Plus proche de vous encore, regardez toutes les contraintes que vous subissez tous les jours, je n'ose même pas faire la liste tellement celle-ci est longue.

Et nous agissons, à brûle pourpoint, sans cesse, sans réfléchir, allant toujours de plus en plus vite, la tête dans le guidon dans un non-sens général, croulant sous la peur de ne pas s'en sortir, de ne pas joindre les deux bouts. Notre esprit n'est occupé que par le souci d'efficacité, où il faut toujours faire mieux que les autres.

Vous rendez-vous compte dans quelle spirale infernale nous vivons tous ?

Et dès qu'on nous demande : "Alors, et toi, qui es-tu, que fais-tu de ta vie, où mènes-tu ton existence ?"... C'est le vide sidéral. Foncièrement, personne ne sait trop quoi penser ou bien les réponses sont bien futiles et pragmatiques : "Ben moi je construis une maison, je vais me marier, je compte partir en voyage, je suis sur le point de décrocher une augmentation (quel miracle!), etc...".

Je n'ai jamais entendu dire quelqu'un : "Ben moi ? Je fais un travail sur moi, pour mieux me comprendre et mieux appréhender la vie, être plus juste dans mes réalisations, mes choix".

Mais bien sûr, j'avais oublié, on ne vous l'a pas appris, on ne vous a pas éduqué à reproduire ce schéma-là, et comme vous êtes de parfaites machines, vous ne faites pas fonctionner ce programme-là puisqu'il n'est pas inclus dans votre système d'exploitation.

Par contre tous les autres logiciels sont effectués avec zèle et assiduité dont voici d'ailleurs les fonctions principales : manger, boire, dormir, travailler, faire l'amour, avoir des enfants, être le premier en classe, au travail, en sport, à la vie comme à la scène, construire une maison, s'acheter le dernier produit à la mode, aller au supermarché, obéir aux ordres d'une minorité qui nous exploite, devenir célèbre, gagner beaucoup d'argent, au pire jouer au loto, etc...

Voilà ce qu'on vous a uniquement montré, et par ailleurs, çà fonctionne très bien.

Tout est bien rôdé.

Non, tout le monde reproduit un schéma, exécute un programme préétabli parce-que c'est comme çà que tout le monde vit, nous faisons comme tout le monde.

Et à aucun moment vous ne vous posez la question du bien-fondé d'un tel établissement. Paradoxalement, lorsqu'on se questionne, on fait de la politique de comptoir, on se syndique, on fait parti d'une association, on manifeste, on crie, on critique, on vocifère, on s'offusque, on s'indigne et au final rien ne change.

Et savez-vous pourquoi ? Parce-que vous ne vous êtes pas changé vous-même. Vous n'avez pas appris à vous connaitre vraiment. Alors vous pouvez faire parti du plus digne collectif de contestation, de la plus belle association militant pour les droits de l'homme, du plus éthique des partis politiques, de la plus belle intention du monde, mais à partir du moment où vous faites parti d'une quelconque corporation, son essence et son efficacité ne reflète que l'image biaisée d'individus qui pensent savoir qui ils sont.

En d'autres termes, tant que personne ne saura qui il est vraiment, vous pourrez vous débattre, prendre quelques orientation que ce soit, l'échec sera au bout du voyage.

Un seul indicateur est lisible et incontestable : tant que la pauvreté et la misère existeront sur cette terre, cela voudra dire que rien n'a changé.

Tout être humain normalement constitué ne peut pas accepter le fait que la majorité de la planète souffre alors que tout est à disposition pour donner à chacun la possibilité de vivre dignement, c'est à dire d'avoir à manger, un toit et des soins pour tous.

Ne me dites pas que ce n'est pas possible, ou encore une fois, vous n'êtes pas bien informés et vous croyez encore ce qu'on vous raconte dans les médias.

Allez chercher l'information, la vraie, lisez, cherchez à comprendre par vous-même, nous avons à disposition tous les outils nécessaires, arrêtons nos préjugés.

Serions-nous si fainéants à ne pas vouloir connaitre la vérité sur l'intelligentsia qui nous consume ?

Préférons-nous vivre dans une routine qui nous contraint à subir la loi du plus fort sans jamais être capable de voir enfin les vrais problèmes qui nous oppriment ?

Ne devons-nous pas, au XXIème siècle, (il serait temps), nous poser enfin les vraies questions existentielles qui feraient de l'homme un être meilleur, plus fécond à préparer l'avenir de ses générations futures ?

D'ailleurs ce questionnement est vite balayé d'une main car cela dérange les habitudes, le conditionnement de nos pensées au fil des siècles.

Pour quelle raison subissons-nous encore notre condition d'esclave ?

Vous êtes-vous déjà demandé, avez-vous déjà osé vous remettre en question, en essayant de voir quels étaient vos propres désirs ?

Rares sont ceux qui ont essayés, on les appelle : "marginaux, originaux, illuminés, utopistes...". Ils dérangent et savez-vous pourquoi ? Parce qu’ils nous renvoient à notre propre médiocrité et à notre incapacité de faire de nos vies un autre espoir.

Ce discours n'est pas partisan, croyez-moi, l'idéologie...très peu pour moi...encore moins les orientations politiques !

Non, mes paroles sont un cri du cœur, un appel au secours, le pleur d'un monde qui n'a aucun sens, aucun projet, aucune espérance, si ce n'est de faire toujours plus d'argent.

Quel gâchis !

Je vous parle simplement d'un sentiment responsable de justice dans le respect de l'autre et de soi-même d'aspirer à une condition de vie plus appropriée, plus épanouissante, plus constructive, plus égalitaire, nouvelle.

Vous êtes des créateurs, des ouvriers de la vie.

A vous d'insuffler cette capacité infinie d'honorer l'être profond qui est en vous, celui que vous êtes vraiment.

Alors beaucoup pourraient dire qu'on n'y peut rien changer, que le monde est tel qu'il est et qu'on ne peut pas le refaire.

Là n'est pas la question, l'important est de prendre conscience que l'origine de ce miasme n'est autre que nous-mêmes, chacun de nous participe ardemment à cette déconfiture généralisée.

Je ne jette pas la pierre, je ne fais que constater, je n'invente rien, sinon enfermez-moi, attachez-moi et ne me donnez même pas à boire ! Rassurez-moi, je ne suis pas le seul à voir que l'humanité est pour le moins échouée ?

D'aucuns pourraient se contenter de rejeter la faute sur la mondialisation, les riches, les pauvres, les assistés, les voyous, les banquiers ou que sais-je encore.

Mais non, le monde, pendant ce temps, continue sa lente agonie et oui, puisque vous ne vous connaissez pas vous-même, tous vos actes sont faussés, donc votre société est elle-même improductive.

La clé de la connaissance de soi, l'ouverture de la porte de soi détermine la possibilité d'un avenir commun plus juste.

Rien ne changera si vous ne vous changez pas vous-même, en-dedans, au plus profond de vous-même.

Et pour se changer, il faut se connaître. Pour se connaître il faut le bien vouloir.

Rien n'est possible sans la prise de conscience ni la volonté de trouver les réponses

à nos aberrations.

 

Mes bien-aimés, pardon d'être rébarbatif, pardon de répéter souvent les mêmes mots mais je ne peux faire autrement, je suis obligé d'insister.

Se connaître soi est bien plus important qu'il n'y paraît.

Là est la clé de votre succès.

Cette réussite que vous cherchez désespérément ou bien cette reconnaissance qui vous obsède ne se trouvent pas dans les codes établis de la société humaine telle qu'elle est présentée depuis si longtemps.

Gravir les échelons au travail, gagner de l'argent, devenir célèbre, avoir une place importante dans la société, ne sont pas les principales valeurs permises par la vie.

Rien de tout cela ne vous apportera satisfaction, à fortiori dans les conditions qui vous sont proposées.

Entendez-moi si vous le souhaitez mais la seule façon d'être heureux, de réussir sa vie, c'est d'accepter enfin de voir qui l'on est vraiment.

Car si vous vous étudiez sincèrement, vous verrez bien vite que tout ce que vous faites est loin de vos véritables aspirations. Et pensez-y toujours, vous donnez aux autres l'image de ce que vous voulez bien laisser paraître.

Si vous n'êtes pas conscients de vous-même, si vous ne savez pas ce que voulez réellement, vous subirez la vie et l'appréhenderez de façon erronée.

Si vous êtes faux avec la vie, votre vie sera biaisée.

Vous avez tous au fond de vous un terreau merveilleux qui pourrait faire de vos vies un jardin extraordinaire.

Sortir des sentiers battus, imaginer, créer son quotidien, changer ses habitudes, voilà les moyens d'empêcher nos vies de se scléroser.

L'étincelle est enfoui au fond de vos cœurs, allez la chercher, faites-la briller et ranimez le feu de vie qui est en vous.

De grâce, changez, maintenant, il est temps.

Ayez toujours à l'esprit que le monde dans lequel vous vivez n'est que le miroir de vous-même.

Ne le blâmez pas et surtout, ne le confortez pas par vos actions irréfléchies, par vos façons de vivre mécaniques, machinales, routinières.

Vivre sans réfléchir sur soi revient à vivre comme une machine qui fait bien son travail, qui exécute son programme. Mais cette machine finit toujours à la casse.

Entende qui pourra.

Ainsi soit-il.

 

Le dernier point que je voulais voir avec vous concerne l'éradication de ces défauts qui nous emprisonnent.

Une fois que vous les aurez décelés, il faudra ensuite les combattre, les réfréner et enfin au mieux les éliminer.

C'est à la fois fastidieux et long mais c'est ce qui vous mènera à la libération.

Sans vouloir vous démoraliser, contenir sa bêtise et la balayer de son existence prend toute une vie. C'est un travail progressif et laborieux. Pour faire court, les défauts renvoient toujours aux mêmes sentiments : colère, haine, jalousie, avarice, fierté, orgueil, égocentrisme etc... Toutes ces tares, et je pèse mes mots, font parties de nous et ne traduisent que des aptitudes animales décuplées par notre capacité de raisonnement.

Je m'explique.

Si nous n'étions que des animaux, nous vivrions tels quels avec instinct et survie.

Le genre humain lui, non seulement a hérité de ces deux composants mais en plus est doté de ce qui fait sa caractéristique principale : la raison.

Voilà ce qui nous rend d'avantage tortueux et malins.

En effet, notre sens raisonné étant bien loin d'être évolué engendre une forme de malveillance bien aiguisée. Notre capacité de penser se mélange inconsciemment à notre instinct animal de survie. Et cela donne le foutoir innommable dans lequel nous pataugeons tous.

Dans ce cas précis la survie se traduit chez l'homme par le pouvoir, l'argent, la guerre, etc., donnant lieu à toutes les déclinaisons possibles en matière de malfaisances et d'atrocités. Vous rendez-vous compte jusqu'à quel point l'homme est capable d'aller ? L'histoire parle d'elle-même, inutile d'en rajouter.

L'être humain enchevêtré dans sa noirceur la plus absolue a basé son système social sur le socle des défauts les plus pervers qui soient : la loi du plus fort.

Nous sommes tous en compétition. Comme l'animal se bat pour attraper sa proie, l'homme entretient la compétition comme élément fondamental de son organisation de vie. Il croit encore inconsciemment à la loi instinctive de la survie par le combat incessant contre son semblable.

Limitons-nous simplement à observer notre quotidien. Le sport, la politique, l'école, etc, il faut toujours être le meilleur et si besoin est, ne pas hésiter à écraser l'autre.

N'y-a-t-il rien de plus ridicule que de vouloir être le meilleur dans cette optique-là ?

On veut toujours plus que son voisin, et cela prend des proportions effarantes.

Voilà ce que j'appelle une utopie. A quoi sert de courir derrière une médaille qui, du jour au lendemain sera prise par un autre. Vous le savez mieux que moi, il n'y a pas de plus fort, on trouve toujours meilleur que soi. Donc, à quoi sert cette course effrénée à la gloire pour être un "number one" provisoire ?

Il est rédhibitoire de croire qu'un tel engouement puisse mener au bien être d'un individu, au mieux il sera content de lui, mais après, la chute n'en sera que plus dévastatrice.

Où est la valeur fondatrice du développement pérenne de notre société ?

 

Entendez-moi si vous le voulez, mais ce miracle qui fait de nous des êtres de raison ne doit pas nous enfoncer dans le pire comme nous aimons nous y complaire mais au contraire nous aider à redoubler d'efforts pour devenir meilleurs, non pas contre les autres mais meilleurs en nous-mêmes. Comprenez-vous enfin la différence et l'espoir qui se profile alors pour nos générations futures ?

Il faut apprendre à nourrir tous les bons sentiments, l'humilité, la vérité, le respect, le pardon et l'amour. Voici les vraies valeurs de la vie. Quelle matière nous enseigne cela pendant notre scolarité ? Aucune. Nous allons donc les approcher ci-après.

 

L'humilité est l'état premier dans lequel chacun pourra trouver la source de sa libération face à cette ferveur stérile de vouloir toujours devenir le meilleur dans tel ou tel domaine.

Comprendre la nécessité d'être humble c'est savoir qu'être le numéro un n'apporte rien ou pas grand chose sinon l'explosion pernicieuse d'un ego surdimensionné. On est alors dans une autosatisfaction de soi-même qui ne dure, comme nous l'avons vu précédemment, jamais bien longtemps.

Etre humble par contre est un état durable qui permet l'accomplissement de sa propre vie au travers des autres pour les autres. C'est l'application d'une des nombreuses variantes des lois de la vie : l'interdépendance.

Lorsque vous êtes humbles, vous apprenez à vous effacer. Vous considérez votre prochain comme vous-même, ni plus ni moins. Vous savez que pour grandir, il faut le servir.

Il est bien plus gratifiant d'aider l'autre en lui donnant à manger lorsque lui-même est en difficulté, que de gagner un adversaire dans une compétition sportive.

Lorsqu'on est servi à son tour, on s'aperçoit alors de la force qui provient de cette interdépendance.

On comprend alors qu'on ne peut rien sans l'autre et que l'autre ne peut rien sans nous.

Alors s'installe un lien, une vraie justice, absorbant l'universalité du genre humain et de toute existence.

Comme la nature, les animaux, les végétaux, les minéraux, l'univers proche et lointain, l'homme n'est qu'une poussière d'étoile, pour lui-même et pour le reste du monde vital.

Etre humble, c'est être soi-même sans artifice, conscient de ses qualités et de ses défauts, prêt à servir et à être servi ou si vous préférez à aider et être aidé, pour son bien-être et le bien-être commun.

Etre humble c'est ne pas vouloir être le premier mais le dernier. C'est être grand ensemble, rien d'autre.

Entendez-moi si vous le voulez mais on peut vivre et s'affirmer en tant que personne unique tout en étant le plus possible au service des autres.

Voilà la seule grandeur possible et c'est la vie qui nous y exhorte.

 

La deuxième préoccupation de la vie est la vérité. Aussi bizarre que cela puisse paraître, on ne saurait être vrai si nous n'étions pas humble. On ne peut pas être vrai si on ne se reconnait pas soi-même avec humilité. L'humilité d'avouer ses propres fautes et défauts. L'humilité nous aide à nous comporter en vérité. Etre vrai c'est me montrer tel que je suis, sans aucun artifice.

Je ne vais pas trop m'étaler sur ce sujet, car il faut beaucoup de temps avant de comprendre ce qu'est la vérité. On s'aperçoit plus tard que le vrai et le faux n'ont pas de fondement réel. Mais c'est un autre sujet.

Je vais simplement essayer de vous donner quelques pistes pour vous aider à ressentir ce qui se rapproche le plus du mot vérité soit plutôt la sincérité. Car dans le monde où nous vivons il est quasiment impossible d'être totalement en vérité avec les autres.

Je m'explique.

Evidemment, notre cerveau n'a de cesse de fabriquer des pensées aussi bizarres qu'incongrues dans tous les domaines que ce soit. Il nous est tous arrivé de nous dire : "Mais qu'il est con celui-là !". Or, même si nous le pensons, même si cela est bête et méchant, vous conviendrez qu'il est bien mal opportun de le dire à la personne visée. Voilà les limites de la vérité intrinsèque et brutale de notre monde. Il y a bien d'autres situations où il est très difficile de d'exprimer toute sa franchise, vous le savez autant que moi.

Non, être en vérité suppose de nous en approcher en étant simplement le plus sincère possible. Et c'est ce que nous devons faire le plus souvent possible, en étant sincère dans ce que l'on est, ce que l'on fait et ce que l'on dit. Voilà pour l'instant ce qui pourrait vous servir pour "être en vérité".

Il n'y a qu'avec vous-même et certains proches que vous pouvez être vraiment entiers. Mais s'atteler à vouloir toujours se comporter avec sincérité permet à la vie de vous apporter le fruit nécessaires pour une croissance durable et épanouissante.

Si vous êtes vrais, votre vie sera celle que vous devez mener.

Laissez aux autres le soin de s'occuper de leur propre vie.

Ne les enviez pas, ne voulez pas ce que les autres ont, ne copiez pas, n'encensez pas. Cela équivaudrait à refuser vos propres talents, votre vie ne serait qu'un semblant de vous-même.

Enfin un autre aspect de la vérité qui pourrait être décrit concerne vos opinions.

Lorsque vous avez un avis, abstenez-vous de le présenter comme une vérité. Combien d'entrevous estiment avoir raison lorsqu'ils interviennent sur un sujet ?

Ayez à l'esprit que toute vérité ici-bas n'est que transitoire.

Je m'explique.

Ce qui est vrai aujourd'hui peut être faux demain. Inutile de vous donner des exemples, on en remplierait des tomes entiers. Lorsque vous affirmez quelque chose, soyez sûr de ce que vous avancez. N'inondez pas votre entourage d'arguments infondés et dont vous avez trouvé la source dans une émission télévisée trouvant que les idées défendues faisaient foi.

Soyez plus consciencieux et donc plus justes dans vos paroles. Dites simplement : "je pense que...", ou bien, " à mon avis...", mais n'affirmez pas quand vous ne vous sentez pas assez renseigné. Vous verrez, vous aurez moins de certitudes et aurez tout loisir d'approfondir votre connaissance.

 

La troisième source de vie est le pardon. Il n'y a de vie possible sans le respect de l'autre. Il faut respecter l'autre dans tout ce qui fait de lui un être vivant. Gardons-nous de juger hâtivement quiconque sur cette terre. Vous savez bien qu'il y a une raison à tout. Respecter son prochain sans le juger, c'est respecter la vie.

Tout existe car la vie l'a permis.

Ne pas respecter ce qui existe c'est nier ce que nous sommes, c'est-à-dire un simple maillon de la chaîne. Nous ne sommes personne pour juger du bien fondé de la vie.

Critiquons-nous nous-mêmes en tant qu'êtres humains.

Prenons l'exemple de ceux qui ôtent la vie. Il n'y a rien de plus atroce qu'un tel comportement. Je dis pourtant qu'il convient de ne pas exclure le pardon pour ces êtres aussi abominables soient-ils.

Attendez, je m'explique.

La vie ne doit être enlevée sous aucun prétexte et même si le geste parait impardonnable, étant doué de raison, je veux comprendre la nature d'un tel acte et ne voulant pas ôter la vie à mon tour, je veux trouver la façon la plus juste d'éradiquer le problème, la plus adéquate à traiter tout être vivant avec respect afin que cela ne se reproduise plus.

On ne peut pas répondre à l'horreur en étant soi-même horrible.

Ce serait un cercle vicieux.

On ne peut pas donner la mort, même à quelqu'un qui l'a perpétré.

Vous l'aurez compris, je n'approuve ni ne respecte le geste du tueur, mais je respecte la vie. Bien sûr qu'il n'est rien de plus atroce qu'un crime, une maltraitance etc...

Mais voyez le monde dans lequel nous vivons. Il fabrique lui-même ses propres criminels. A longueur de journée sa télévision nous inonde d'images cruelles, de séries policières aussi débiles les unes que les autres, avec armes et tueries, d'émissions spéciales portant sur les "grandes affaires criminelles".

Tout n'est que violence ! Tout çà parait normal !

Voyez-vous le non-sens ? On condamne le crime à juste titre et on nous en abreuve du matin au soir.

Mais quelle hypocrisie ! On veut accabler, juger, tuer un criminel qui n'est que le pur fruit de notre société. Que nous le voulions ou non, là est la réalité. Notre système fabrique des insatisfaits, des refoulés, des incompris, des dépressifs, des malades, des tueurs, bien assez de ceux qui sont déjà affectés dès leur naissance.

Où sont les bons sentiments ? Ceux que l'on pourrait apprendre à l'école, qui montreraient les vraies valeurs de la vie telles que le respect de l'autre ou l'amour de son prochain ? Où sont ces modèles ?

Au travers de cet exemple je voulais vous bousculer dans vos certitudes et vous montrer l'importance du respect et du pardon. Sans ces bases-là, le monde perpétuera ses horreurs.

Vous m'entendrez si vous voulez mais il n'y a de paix possible sans respect ni pardon.

 

La quatrième et dernière force de vie est l'amour.

L'humilité, la vérité, le respect, le pardon permettent l'amour.

Il n'y a pas d'amour sans la combinaison de tous ces ingrédients.

Qu'est-ce-que l'amour ?

Je ne saurai vous en donner la définition exacte, cela n'est qu'un mot parmi tant d'autres.

Aussi je vous souhaite de toujours le chercher, de vouloir le trouver et de l'inonder autour de vous, c'est la seule raison qui puisse vous animer pour vivre et vivre encore.

Mais si vous avez bien entendu vous saurez...

 

Voilà, mes bien-aimés, je ne prétends rien ni n'ai rien à prouver que d'apporter mon humble témoignage.

Mes mots ne sont que des mots, inutile de les suivre à lettre, ils ne sont là que pour éveiller ce qui est en nous depuis toujours.

La seule chose à retenir est que vous avez tous au fond de vous les réponses à toutes vos questions.

Frappez et on vous ouvrira,

Demandez et il vous sera donné,

Cherchez et vous trouverez,

Avec tout mon amour,

Ainsi soit-il.

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